( 2 janvier, 2011 )

Roland Suvélor -Décédé

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Roland Suvélor-Décédé
Album : Roland Suvélor-Décédé
Figure marquante de la vie intellectuelle des 50 dernières années, Roland Suvélor, entouré des siens, a été accompagné à sa dernière demeure. Ses obsèques se sont déroulées hier après-midi, en l'église de Bellevue.
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Roland Suvélor -Décédé

Roland Suvélor est né à Paris le 16 novembre 1922

Décès à midi ce dimanche 2 janvier 2011

NÉCROLOGIES – Roland Suvélor, un humaniste s’en est allé
Rudy RABATHALY / Adams Kwateh

Figure de la vie intellectuelle des 50 dernières années, Roland Suvélor a traversé son époque en gentleman de la pensée. Celui qui a été banquier, commerçant, enseignant et animateur culturel s’est éteint hier à 88 ans. Il aura marqué des générations de Martiniquais.
 

ROLAND SUVÉLOR : « J’ai horreur des gens qui se regardent le nombril »
Rudy RABATHALY / Adams Kwateh France-Antilles Martinique 03.01.2011
Figure marquante de la vie intellectuelle des 50 dernières années, il a traversé son époque en gentleman de la pensée. A 84 ans, celui qui a été banquier, commerçant, enseignant et animateur culturel a marqué des générations de Martiniquais.
. Cette figure marquante du monde intellectuel martiniquais est décédé hier à la mi-journée à l’âge de 88 ans. Nous lui rendons hommage en publiant à nouveau le « Grand témoin » que nous lui avions consacré le 4 octobre 2006.Une veillée aura lieu mardi au funérarium de La Joyau et ses obsèques seront célébrés mercredi à la cathédrale.

Vous vous distinguez par l’enthousiasme dans la transmission du savoir. Comment vous est venue cette générosité ?
J’ai essayé de traduire un lointain héritage acquis dans ma jeunesse lors de mes différentes formations. Naturellement les dispositions personnelles comptent beaucoup. Mais il y a eu aussi mon entourage. Mes parents étaient des gens instruits. Ce qui permettait d’avoir des livres à ma disposition et des enseignants de qualité. À l’époque – c’est très important d’insister – les enseignants se fixaient la mission de faire monter l’ensemble de la population. C’était l’environnement de l’époque. Et on montait intellectuellement en utilisant ce que l’Histoire nous avait transmis. A ce moment-là, il s’agissait de la culture et la langue européenne. Cette revendication remonte loin dans notre histoire. On peut la dater de la période de l’abolition de l’esclavage. Car en 1848, on imagine difficilement, les anciens esclaves défiler dans les rues de Saint-Pierre en proclamant « Nou pa lé lasimilasyon, nou pa lé laliénasyon. Sé lidantité nou lé! » .Comment les revendications identitaires ont-elles émergé ?
Les gens ont tendance à oublier qu’il y a des idées et des schémas non inscrits dans l’histoire. C’est le cas par exemple avec l’émergence à partir des années 1920, d’une génération d’intellectuels martiniquais avec les soeurs Nardal autour de La revue du Monde noir, ou les étudiants avec des publications comme Légitime Défense, l’Etudiant noir et puis Tropiques.

On peut penser qu’à partir de cette génération il y a eu les prémices de ce qu’on appelle l’identité martiniquaise ?
Effectivement! Et cette génération a pu réaliser ce parcours grâce à la bonne formation reçue des aînés. La méthode consistait à acquérir des éléments de base, l’accès à la lecture et la production de la réflexion. Si ces intellectuels ont compris les méfaits du colonialisme, de l’esclavage, c’est en grande partie à partir de la lecture des auteurs français. De là, une conscience est née. Encore une fois, il faut rendre hommage aux demoiselles Nardal, parce que ce sont les premières qui ont organisé à Paris des réunions ouvertes entre Antillais, Africains et Américains.Le retour en Martinique de certains étudiants comme René Ménil a aussi pesé. Il y a eu une nouvelle ouverture dans l’enseignement. Jusque-là, on nous avait enseigné ce qui était essentiellement européen, c’est-à-dire le grec et le latin. Ce qui n’était pas, loin de là, une mauvaise chose.Concernant la démarche idéologique, la responsabilité politique martiniquaise a été posée avant la mise en place de la départementalisation ?
La départementalisation pose un problème. Parce qu’elle suscite des confusions qu’il faut vite effacer. La première est que la départementalisation ne signifie pas l’assimilation. Cette distinction est nécessaire et je l’ai faite dans un numéro de la revue des Temps modernes datée de 1983. Dans la tête de Césaire et sa génération, c’est la départementalisation qui comptait et non l’assimilation. La première signifie l’égalité avec les Francais, la seconde renvoie à quelque chose d’intellectuel.Votre génération s’est frottée au marxisme. Avez-vous appartenu à ce mouvement ?
Personnellement non! Je me répète en disant que ma génération est celle qui vit dans le dépassement. C’est-à-dire une génération qui a reçu et accepté la culture occidentale, mais aussi en même temps qui sait que nous avons une histoire particulière dans laquelle l’Afrique intervient. Par conséquent, nous sommes métissés, pas seulement au plan de la biologie, mais au niveau intellectuel. Et ce n’est pas une gêne, sauf de la part de ceux qui se lèvent le matin et regardent leur nombril en disant : Suis-je Africain, Indien ou Blanc ? Ce qui n’est pas mon cas. Pour ma part, je suis Martiniquais. Nous n’avons pas fait de drame avec ça.Au plan politique, je suis de gauche. D’ailleurs mon entourage familial ne m’a pas préparé à être de droite. A la rigueur, j’aurais pu appartenir à une droite civilisée que sont les Radicaux. Ma mère était socialiste bien avant la Première guerre mondiale à Paris. Elle avait rencontré Jaurès. Et c’est elle qui m’a appris l’Internationale. Par la suite, j’ai découvert l’horreur du communisme, notamment la réalité du stalinisme à travers des témoignages de ceux qui ont vécu ce régime. Tout cela m’a éloigné du marxisme. Mais pas de Marx.Vous vous êtes illustré dans le domaine de l’animation culturelle par le biais du cinéma. Comment vous est venue la passion du 7e art ?
C’est un goût naturel, tout comme j’ai eu le plaisir de la lecture quand j’étais jeune de découvrir la littérature française avec Balzac. De même j’ai découvert la poésie moderne avec Mallarmé, de même, j’ai eu un choc en 1933, avec le film « Une Idylle aux champs » dont l’auteur n’est autre que Charlie Chaplin. Arrivé à Paris après la guerre, je me suis précipité pour m’inscrire à la fameuse cinémathèque d’Henri Langlois. Il se trouve que mon ami Alexandre Bertrand avait épousé une Roumaine, Anca Ionesco, qui était venue étudier le cinéma en France. Par la suite, ils sont arrivés tous les deux en Martinique en 1951. Anca est morte ici même en 1971. Elle avait 50 ans. Avec son concours, nous avions créé la cinémathèque départementale.

Quel message avez-vous essayé de faire passer par le cinéma ?
Celui de la culture. A savoir que la culture ne se résume pas qu’à la lecture, la musique ou la peinture. Mais que le cinéma est aussi un instrument formidable de diffusion culturelle.Au bout de ce long parcours, avez-vous été en contradiction avec des idées, notamment la Négritude de Césaire ?
Je peux être en contradiction à titre personnel. Mais ça n’intervenait pas dans le débat public. D’ailleurs, j’aurais préféré le terme de réserve à celui de contradiction. Ma position sur Senghor et Césaire est liée aux rapports entre culture occidentale et culture africaine. Résumons-nous en disant que Césaire a découvert l’Afrique à Paris à travers Senghor. Ce dernier a joué un rôle important dans sa vie. Mais ce qui me semble important, c’est que Césaire ne s’est pas limité à l’Afrique seulement. Donc il n’a pas fait le travail d’élimination d’une culture par rapport à une autre.Pour ma part, mes interrogations autour de Césaire remontent à ma première lecture du Cahier à la fin des années 1940. J’ai été frappé par le passage suivant : « Ce n’est pas par haine des autres races que je m’exige bêcheur de cette unique race. Ce que je veux, c’est pour la soif universelle… » . Je me suis dit qu’il ne parlait que pour les Nègres. Donc c’est le Nègre qui écrit pour les Nègres. Je pense qu’il s’était coupé d’un grand nombre de lecteurs en écrivant ce passage. Par la suite, j’ai été frappé en rencontrant des Américains et des Européens du nord qui me parlaient de Césaire en saluant sa poésie. C’est la preuve que Césaire est plus connu ailleurs que dans son pays.- IMAGE. La bonne rédaction
Entouré de son « équipe » de rédacteurs (de gauche à droite) Georges Desportes, Lyne-Rose Beuze et Maïotte Dauphite, le rédacteur en chef Roland Suvélor présentait le premier numéro des « Cahiers du patrimoine » . La revue fondée par le Conseil régional traite à la fois des lieux de la mémoire, des objets et des thèmes liés à l’identité martiniquaise. Sous sa direction, 13 numéros ont été publiés entre 1988 et 1992 et trois de 1992 à 2006. 
 Beaucoup de gens ont peut-être de Roland Suvélor, la même image que Rodin avait d’un penseur : rigide et lisse avec constamment une main sous le menton, hautain du petit monde à ses pieds. Roland Suvélor n’a, en réalité, jamais adopté cette posture et ce n’est pas à 84 ans aujourd’hui, qu’il va s’y essayer. « Je n’ai jamais eu d’idée d’avenir et jusqu’à présent je n’en ai pas » . En une phrase, il a marqué son territoire. Citoyen du monde des Idées, il a eu – et plus le temps passe et moins il le regrette – le bonheur d’y entrer, non point piqué par un quelconque virus identitaire et encore moins nationaliste, mais par le hasard. « J’ai eu la chance d’avoir un père et une mère qui avaient chacun sa bibliothèque. Je passais de l’une à l’autre » . Dès son enfance, Roland Suvélor va approcher le monde et sa propre histoire par la famille. Il a toujours adoré écouter ses aînés.
« Quand ma mère recevait du monde, je me glissais dans la chambre d’à côté et j’écoutais. J’y ai d’ailleurs entendu des choses que je n’ai jamais répétées… » Il aime aussi à dire que la personne la plus âgée qu’il ait connue de sa vie était une tante ou cousine de sa grand-mère qui était née en 1838 et morte en 1935. Avec elle, le petit Roland ne s’est pas privé d’écouter et de poser des questions. Aussi, quand il entend quelques inepties laissant croire par exemple, que les Martiniquais n’avaient jamais entendu parler des insurrections de Saint-Pierre et du 22 Mai, jusqu’à une période récente, il laisse glisser, comme on dit aujourd’hui. « Notre génération a toujours fait l’équilibre entre l’histoire du pays qu’elle entendait de la bouche des aînés et ce que nous apprenions dans l’enseignement du monde » . Cet équilibre, Roland Suvélor, l’a maîtrisé très tôt grâce à ses instituteurs du Petit Couvent de Redoute et à ses professeurs du lycée qui lui ont inculqué le plaisir des humanités.
Un plaisir et pas une aliénation, comme fallacieusement on donne à le croire aujourd’hui. Affamé de français et de latin, il était au lycée en section A’, Roland Suvélor ne s’est jamais senti autrement qu’un Martiniquais. D’ailleurs, se rappelle-t-il, ses parents n’ont jamais parlé d’eux en se désignant comme Français. Ils ne vivaient pas pour autant et lui non plus « un drame d’identité. C’est l’ouverture vers l’autre qui nous apprend à comprendre notre propre situation. L’aliénation, c’est le renferment sur soi » .
En 1940, l’année de son bac,, il est incontestable qu’il y avait plein de jeunes Martiniquais fascinés par la France. La Dissidence s’organisait. Roland Suvélor, reconnaît qu’il n’a jamais ressenti cet « élan d’aller défendre la France » . Il l’a regretté par la suite. Surtout vers la fin des années 1944, quand il découvre aux actualités du cinéma Gaumont, les horreurs nazies. Issu d’une famille mulâtre plutôt nantie, le jeune Suvélor n’a pas trop de peine, à 24 ans, à entrer comme avocat stagiaire chez le bâtonnier Lodéon. Il n’y fera pas longtemps. Son père l’envoie à Paris poursuivre ses études. En réalité, il a plutôt flirté de fac en fac, de bibliothèque en bibliothèque, de fille en fille et surtout de cinéma en cinéma… Vivres coupés, il réussit à un concours qui, en 1951, le mène à la Banque d’Afrique occidentale à Dakar. Il y reste à peine un an. Son père décédé, aîné des garçons oblige, il doit rentrer reprendre les affaires de la famille. C’est aussi en 1952 qu’il fonde, avec notamment Anca Bertrand, le premier ciné-club du pays. Il en restera président 20 ans avant d’être appelé au Cmac par Fanny Auguiac en 1974.
De 1969 à 1974, des privilégiés à l’Institut martiniquais d’études ou à Vizioz, ont bénéficié de sa culture générale. Roland Suvélor, s’est toujours considéré comme un « spécialiste en rien du tout » . Tant mieux. Au moins, il nous semble proche. « Quand on est trop loin devant, ceux qui sont après vous, ne vous voient même pas » .- BIO-EXPRESS
Roland Suvélor est né à Paris le 16 novembre 1922. Il entre au lycée en 1932. Après sa licence en Droit en Martinique, il s’inscrit en 1946 au barreau de Fort de France.

En 1951, à la mort de son père, il prend un court moment la tête de l’entreprise familiale, une boulangerie. Il enseigne à l’IME de 1969 à 1974 puis rejoint le CMAC. Dans les années 1980, la Région lui confie la rédaction en chef des Cahiers du patrimoine. Roland Suvélor est père de deux enfants.

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Roland Suvélor, l’homme des équilibres

Adams Kwateh France-Antilles Martinique 04.01.2011

Il n’avait ni le virus identitaire, ni le virus nationaliste. Son nom restera tout simplement lié à la transmission du savoir.

Tout petit, c’est au Couvent de Redoute qu’il avait fait ses premières armes. Pourtant, cette institution catholique destinée aux jeunes filles békés était à l’opposé des idées que défendait sa mère qui avait rencontré le père du socialisme français Jean Jaurès.

Ses deuxièmes armes lui étaient venues des établissements du centre-ville de Fort-de-France, grâce aux enseignements de M. Mariette. « C’était un Béké France qui enseignait les humanités, sans renier la culture créole » , se souvenait Roland Suvélor. Ses modèles étaient les demoiselles Nardal, perles de connaissances qui donneront des ailes à Senghor, Damas et Césaire. Plus tard, il aura ce dernier comme professeur au lycée Schoelcher en 1939. Pour autant, Roland Suvélor ne franchira pas la frontière populiste qui conduit à la césairolâtrie, ni la barrière tentaculaire du césairisme. Pour lui, la pensée de Césaire se résumait à l’universalisme. La défense de la Mère Patrie n’était pas non plus son combat. Pour preuve, alors que les enfants issus des « bonnes familles » , se précipitaient pour aller étudier en France, le jeune Roland a préféré trois ans d’étude de droit à Fort-de-France. Il finira par partir vers Paris où il décrochera une licence de philosophie à la Sorbonne. « Je me suis cultivé en amateur » disait-il sous forme d’autodérision.

Retour en Martinique

Ce rassembleur des hommes et des idées avait été le facilitateur de la rencontre entre le peintre Alexandre Bertrand et la cinéaste Anca, lors d’un voyage entre la France et la Corse. La suite est connue : Anca fondatrice de Fonds Saint-Jacques avait posé les premiers jalons des animations cinématographiques en Martinique. Elle pouvait s’appuyer sur l’immense connaissance de Roland Suvélor en matière de cinéma. Mais avant cet épisode qui marquait son retour en Martinique, il entama en 1951, une carrière à la Banque d’Afrique occidentale dont le siège est à Dakar. L’expérience fut interrompue par le décès de son père, propriétaire d’une boulangerie à Fort-de-France. « Le seul garçon de la famille que j’étais a pris en main les affaires familiales » . Pour une brève période, car Roland était tout sauf un gestionnaire. « Il fournissait du pain gratuitement aux familles nécessiteuses de Fort-de-France » , rappelle une de ses connaissances.

Il n’avait pas fait non plus long feu en politique. Roland Suvélor était plus un novateur qu’un homme d’appareil. Deux faits qui montrent son ancrage à gauche et sa défense d’une pensée autonome par rapport aux grands partis hexagonaux ou martiniquais. Le premier s’était produit en 1958 : la création d’un Comité de vigilance et d’actions républicaines. Cette organisation avait en ligne de mire la politique coloniale française et l’érection de la Ve République par De Gaulle. Le second fait politique était la création d’une section locale du Parti socialiste unifié (PSU) en 1959. Autour du penseur Suvélor, il y avait Maurice Bocaly, Herman Saint-Prix, Florent Holo et Ernest Wan Ajouhou. L’expérience ne durera que le temps de la montée du PPM (Parti progressiste martiniquais). Il avait eu le temps de fonder la revue « Présence socialiste » qu’il animait avec les frères Yoyo, Michel et Emile. Au début des années 80, il rejoint Césaire, avec d’autres amis comme Claude Lise. Mais en homme libre et indépendant, Roland Suvélor a vite pris ses distances avec la formation de Trénelle.

Retiré de la vie publique depuis quelques années, il séjournait dans une maison de retraite où, avec son allure faite d’un mélange de dandysme et de professeur émérite des universités, il longeait les couloirs. Il s’inquiétait des nouvelles de ses colocataires. Il ne rechignait pas à recevoir ses amis et les visiteurs avides de précisions sur des faits et gestes qui ont marqué l’histoire tumultueuse de la Martinique. Avec lui, se ferme un siècle d’histoire. Merci maître!

- Une veillée aura lieu ce soir à la Joyau en son honneur. Roland Suvélor sera enterré demain au Fort-de-France

- Les réactions

« Un défenseur du patrimoine »

Raymond Saint-Louis Augustin, maire de Fort-de-France

« Une fois de plus la Martinique a perdu un peu de sa mémoire. Roland Suvélor était un grand défenseur du patrimoine culturel et de l’identité martiniquaise. Il a eu la volonté de transmettre son savoir, notamment à travers sa maîtrise de l’histoire du 7e art : le cinéma. Nous lui en sommes reconnaissants. Sans nul doute, il laissera un souvenir inoubliable pour les générations à venir » (…).

« Un grand témoin du XXe siècle »

Serge Letchimy, président du conseil régional « Je salue le militant de la cause martiniquaise, l’historien, l’homme de culture et le défenseur des valeurs humanistes, sociales et politiques. Sa lucidité remarquable, son sens de l’écoute cherchant toujours à transmettre et éveiller la jeunesse à la politique et à l’histoire, ont fait de lui un grand témoin du XXème siècle. Grand érudit, il a brillamment ?oeuvré à la réalisation des Cahiers du Patrimoine durant de nombreuses années, et a su nous faire découvrir le cinéma, dès les années soixante-dix » (…).

« Un homme de culture de grande envergure »

Claude Lise, président du conseil

GÉNÉRAL « Nous avons eu l’occasion de militer et de mener ensemble un certain nombre de batailles politiques. (…) Roland était un homme pour qui j’avais de l’estime et de l’admiration. Estime, parce qu’il était doté de grandes qualités de coeur et d’esprit. Admiration, parce que c’était un homme de culture de grande envergure, faisant preuve d’une rigueur et d’une honnêteté intellectuelles tout à fait remarquables » .

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 FORT-DE-FRANCE
Roland Suvélor, en toute simplicité
France-Antilles Martinique 06.01.2011

Figure marquante de la vie intellectuelle des 50 dernières années, Roland Suvélor, entouré des siens, a été accompagné à sa dernière demeure. Ses obsèques se sont déroulées hier après-midi, en l’église de Bellevue.
Simplicité et humilité
Il n’avait ni le virus identitaire, ni le virus nationaliste. « Roland Suvélor était un homme de service » . C’est en ces termes qu’hier après-midi, le père Laffine a rappelé la mémoire de Roland Suvélor dans son hommage à l’église de Bellevue. Il a par ailleurs souligné les traits qui caractérisaient l’homme de culture : simplicité et humilité. « Un intellectuel qui travaillait pour la communauté » , a poursuivi le prêtre.Au-delà des partis
Hommes et femmes politiques de tous bords, ainsi que les très nombreux amis de Roland Suvélor sont venus assister à ses obsèques. Les personnels des différentes structures culturelles et associatives pour lesquelles il apportait son inestimable contribution, étaient aussi présents.
Dans la sobriété et la simplicité, Roland Suvelor a été hier après-midi accompagné au cimetière de La Levée. Agé de 89 ans, l’intellectuel engagé, l’homme d’action, le professeur de droit et de culture générale est décédé dimanche. Il laisse derrière lui le souvenir d’un homme pour qui la transmission du savoir est un devoir.

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