( 21 octobre, 2010 )

Djata ILEBOU-Décédé

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Djata ILEBOU – 21-10-2010
La chanteuse Djata Ilébou est décédée ce jour 21 octobre 2010 vers 1H30 du matin. De retour d’un concert à Ziniaré, Djata Ilébou et sa consœur Béky et plusieurs autres personnes avaient fait un accident entre Ziniaré et Ouaga. La chanteuse Béky s’en était sortie avec des fractures, Djata dans le coma alors que le chauffeur décédait sur place. Evacuée à l’hôpital Yalgado Ouédraogo de Ouagadougou, Djata n’a pas finalement survécu à ce violent accident survenu à bord d’un véhicule qui aurait essayé de faire un dépassement et aurait eu un choc fatal avec une autre voiture arrivant en face. Celle qui avait pris le nom d’artiste de « Djata » s’appelait de son vrai nom Badjata, Mélissa ILEBOU ; son prénom Badjata signifiant « on parlera de toi demain ». .. 

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Le monde entier entendra toujours sa voix, cette voix qui interpelle pour la cause des orphelins mais nul ne la reverra. Djata Ilébou s’en est allée dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 octobre 2010, aux environs de minuit, à l’hôpital Yalgado Ouédraogo. Elle a lutté puis finalement succombé au coma dans lequel elle était plongée depuis le dimanche 17 octobre 2010, date à laquelle l’artiste, en compagnie d’autres artistes, avait été victime d’un accident de la circulation. En effet, ce 17 octobre, sur la route de Ziniaré, Djata, sans le savoir, avait rendez-vous avec ce destin tragique qui l’arracherait à jamais de nos yeux. La voiture à bord de laquelle elle se trouvait a essayé un dépassement alors qu’arrivait en face, un autre véhicule de marque Mercedès.

Celui-ci, en essayant de les éviter, a terminé sa course dans le décor ainsi que le véhicule des artistes. Bilan : un mort sur-le-champ (le chauffeur), Djata Ilébou dans le coma et évacuée à Ouagadougou et Béky gravement blessée. Les artistes-musiciens s’étaient rendus à Ziniaré pour une prestation dans le cadre du semi-marathon Ouaga-Ziniaré organisé pour soutenir le candidat Blaise Compaoré. Les autres artistes s’apprêtaient alors à faire parler leur coeur en initiant une cotisation pour la soutenir afin qu’elle se relève de son coma mais, hélas !
 
Hélas, c’est le moins que l’on puisse dire face à cette perte. Elle qui s’était érigée en défenseur des orphelins ; elle qui avait fait de la cause de ces derniers son cheval de bataille ; elle qui avait décidé de porter haut sa voix contre la mortalité maternelle et infantile. Née le 27 juin 1976, Djata laisse derrière elle trois enfants inconsolables. Elle avait à son actif deux albums et des maxi. Formée par la troupe de Moussognouma Kouyaté, Djata, cette autodidacte, a travaillé dans plusieurs créations chorégraphiques telles que L’opéra du Sahel, Carmen Falinga d’Irène Tassembédo, la compagnie Salia ni Seydou. Elle a également travaillé avec Amnesty International. C’était une femme sans complexe, sans état d’âme, qui abordait facilement tous ceux qu’elle approchait. Djata avait toujours le sourire aux lèvres. « Djata, tu es partie, mais nous ne t’oublierons jamais car ta voix restera à jamais gravée dans nos coeurs et ton oeuvre se perpétuera sans nul doute.
Que le Seigneur te reçoive dans sa lumière, auprès de lui. Puisses-tu reposer en paix. »

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DISPARITION DE DJATA ILEBOU

Larmes et émotions du monde de la culture

Les soeurs Doga, artistes-musiciennes

« C’est vraiment triste » La dernière fois que nous avons vu Djata, c’était au CENASA il y a deux semaines de cela. C’est avec une grande tristesse que nous avons appris son accident et depuis lors, nous avons décidé de prier et de jeûner pour qu’elle retrouve la santé. Et (larmes) c’est dans le regret que nous avons appris son décès ce matin. C’est vraiment un coup dur pour nous les artistes. C’est vraiment triste.
Kady Zerbo, comédienne de cinéma
« Elle ne devrait vraiment pas mourir de cette manière »
Djata était vraiment une soeur à moi qui me prodiguait des conseils chaque fois qu’on se rencontrait. Je l’ai même vue tout récemment. Quand j’ai appris son décès, je n’en revenais pas mais malheureusement c’est une réalité. Elle ne devrait vraiment pas mourir de cette manière. Nous ne pouvons que dire paix à son âme et que la terre lui soit légère.
Boureima Barry, entrepreneur culturel
« On avait commencé ensemble à écrire un livre sur elle »
Je retiens que Djata est une artiste qui s’est beaucoup donnée dans la musique, qui a toujours montré son côté jovial. La dernière fois que nous nous sommes vus, c’était le vendredi, parce qu’elle et moi, on avait un projet. Elle s’était approchée de moi, pour me dire qu’elle souhaiterait avoir un projet d’un livre qui retracerait sa biographie. Elle m’a également confié que lorsqu’elle est au dehors au milieu des gens, elle sème la joie, mais lorsqu’elle rentre pour se coucher, elle est dans les soucis parce qu’avait-elle dit, elle aurait souhaité comme toute femme avoir un foyer. Donc on était au début de ce projet, on avait même pu faire 2 ou 3 pages. Le lundi (le lendemain de son accident), on avait un rendez-vous pour continuer mais malheureusement le triste événement est arrivé. On avait même en projet, au-delà du livre, de faire un documentaire sur la vie de Djata.

Baz Bil, artiste-musicien

« Djata a marqué l’histoire de la musique burkinabè »
Djata, c’est une artiste exemplaire, une artiste qui s’est battue et s’est donné à fond pour la musique burkinabè. Je l’ai connue depuis 1998 et j’ai apprécié vraiment sa façon de faire la musique. Le moins que l’on puisse dire c’est que Djata a marqué l’histoire de la musique burkinabè. La dernière fois que je l’ai vue, c’était le jeudi, juste avant son accident, pendant une réunion. Je crois que c’est l’oeuvre de Dieu et nous ne pouvons que prier pour que son âme repose en paix et présenter nos condoléances à sa famMalcom, communicateur et animateur

« Djata est une étoile qui s’est éteinte »

Djata était vraiment proche de moi et elle était comme ma soeur. Je l’aimais beaucoup parce qu’elle était toute joyeuse et se battait beaucoup pour la promotion de la musique au Burkina. Elle savait apporter aux autres le grain de sel qui manquait à leur journée, elle savait donner aux autres la couleur qui manquait à leur matinée. Je crois que pour moi, Djata est une étoile mais malheureusement une étoile qui s’est éteinte et qui a laissé derrière elle beaucoup de tristesse et beaucoup d’orphelins. Je l’ai vue il y a à peine 4 jours avant son accident quand je partais à Ouahigouya
Propos recueillis par Evariste Télesphore NIKIEMA et retranscrits par Yannick SANKARA

Christine SAWADOGO

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