( 2 mars, 2009 )

Joao Bernardo VIEIRA – Décédé

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  Joao Bernardo VIEIRA – Décédé

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Joao Bernardo VIEIRA – 02-03-2009
BISSAU, Guinée-Bissau – Le président de Guinée-Bissau, Joao Bernardo Vieira, a été tué lundi par des militaires, quelques heures seulement après la mort du chef d’état-major dans un attentat à la bombe. Il ne s’agit pas d’un coup d’Etat, selon l’armée, qui a assuré vouloir respecter la Constitution.Ancienne colonie portugaise indépendante depuis 1973, la Guinée-Bissau, petit d’Etat d’Afrique de l’Ouest situé au sud du Sénégal, a connu de nombreux coups d’Etat et violences.

La dernière tentative de putsch remonte à fin novembre dernier, quand des soldats mutins avaient attaqué la résidence du président Vieira, et s’étaient livrés à une bataille de trois heures avec les forces de sécurité, avant d’être refoulés sans avoir pu renverser le chef de l’Etat.

Joao Bernardo Vieira a tué été dimanche lors d’une nouvelle attaque, imputée par l’armée à un groupe « isolé » de soldats, actuellement recherchés.

L’armée a assuré dans un communiqué lu à la radio nationale qu’aucun putsch n’est en cours. Le président Vieira n’a pas été tué en représailles de l’attentat contre le chef d’état-major, a ajouté l’armée selon laquelle les dispositions de la Constitution seront respectées. Elle prévoit en cas de décès du président sa succession par le président du Parlement, Raimundo Pereira.

Luis Sanca, conseiller à la sécurité du Premier ministre Carlos Gomes Jr, a confirmé le décès du président Vieira, sans fournir plus de détails. Quelques heures auparavant, le chef d’état-major de l’armée, le général Batiste Tagmé na Waié, avait été tué dans un attentat à la bombe. Comme le président Vieira, dont il était rival, le général na Waié avait survécu à plusieurs attentats.

Quelques heures après la mort du chef d’état-major, des tirs d’armes automatiques ont été entendus pendant environ deux heures dans la capitale Bissau, où des habitants ont vu des militaires converger vers le palais présidentiel.

Selon l’agence de presse portugaise Lusa, qui ne cite pas de sources, des soldats armés de fusils et de roquettes ont attaqué le bâtiment. Le chef du service présidentiel, Barnabé Gomes, été blessé d’une balle à l’épaule droite mais a pu s’échapper, ajoute l’agence.

La situation apparaissait calme lundi à Bissau, où des soldats avaient pris position autour du bâtiment abritant l’état-major, empêchant les journalistes d’approcher. D’après la BBC, une partie de l’immeuble a été détruit. Les programmes des cinq stations de radio privées de Bissau ont par ailleurs été interrompus, selon Zikue Swaeibi, journaliste travaillant pour l’une d’entre elles, Radio Bombolom. La radio nationale ne diffusait de son côté que de la musique traditionnelle, et pas de bulletins d’informations.

Au moins trois soldats ont été blessés dans l’explosion visant l’état-major. Deux des militaires étaient ensanglantés et un troisième souffrait de graves brûlures, selon un reporter de l’agence Associated Press qui les a vus à l’hôpital.

La Guinée-Bissau a déjà connu trois coups d’Etat depuis 1980, année de l’arrivée au pouvoir par la force de M. Vieira, deuxième président de l’histoire du pays, qui avait été lui-même renversé par un putsch en 1999.

Selon les Nations unies, la Guinée-Bissau est un important point de transit du trafic de cocaïne entre l’Amérique latine et l’Europe. Lors des élections législatives de la mi-novembre, le chef de l’opposition et ancien président Kumba Yala avait accusé M. Vieira d’être le premier trafiquant du pays. Le président n’avait fait aucun commentaire.

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Le général João Bernardo Vieira, dit « Nino Vieira », est un officier et un homme politique bissau-guinéen, né le 27 avril 1939 à Bissau, où il est mort assassiné le lundi 2 mars 2009. Il était président de la République de Guinée-Bissau depuis le 1er octobre 2005.

Vieira a fait un retour politique en 2005, en gagnant l’élection présidentielle, le 24 juillet 2005, six ans après avoir été évincé du pouvoir à la suite d’une guerre civile. Il a été assassiné par des hommes en armes, le 2 mars 2009.

Début de carrière
Électricien de formation, Vieira rejoint le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) d’Amilcar Cabral en 1960 et joue un rôle majeur dans la guerre de libération menée par les guérilleros du pays contre le régime colonial portugais.

La guerre s’intensifiant, Vieira, connu de ses camarades comme « Nino », son nom de guerre durant la lutte, fait preuve de beaucoup de compétence en tant que chef militaire et grimpe rapidement les échelons.

À l’issue des élections pour le Conseil régional qui se sont tenues fin 1972 dans les secteurs sous le contrôle du PAIGC et qui devaient mener à la formation d’une assemblée constitutive, Vieira est nommé président de l’Assemblée nationale populaire. Le 28 septembre 1978, il devient Premier ministre.

Chef de l’État
En 1980, les conditions économiques se sont détériorées de manière significative, ce qui entraîne un mécontentement général vis-à-vis du gouvernement en place.

Le 14 novembre 1980, Vieira renverse le gouvernement de Luís Cabral par un coup d’État militaire sans effusion de sang. La Constitution est suspendue et un Conseil militaire de neuf membres de la révolution présidé par Vieira est installé.

En 1984, une nouvelle Constitution est approuvée et ramène le pays à la règle civile. La Guinée-Bissau, comme le reste de l’Afrique subdésertique s’est alors tournée vers la démocratie multipartite au début des années 1990. L’interdiction des partis politiques est levée en 1991 et des élections ont lieu en 1994.

Au premier tour de l’élection présidentielle, tenu le 3 juillet, Vieira reçoit 46,20 % des voix face à sept autres candidats. Il termine en tête mais sans obtenir la majorité prévue, ce qui conduit à un deuxième tour le 7 août. Il est déclaré vainqueur avec 52,02 % des voix contre 47,98 % pour Kumba Yalá, un ancien conférencier de philosophie, candidat du Parti social de renouvellement (PRS). Les observateurs internationaux des élections ont en général considéré les deux tours de votes libres et valables. Vieira a donc été proclamé premier président de la République démocratiquement élu le 29 septembre 1994.

Après une tentative échouée de coup d’État contre le gouvernement en juin 1998, le pays tombe dans une brève mais violente guerre civile entre les forces restées fidèles à Vieira et celles du chef rebelle Ansumane Mané. Les rebelles prennent finalement le gouvernement de João Vieira le 7 mai 1999. Il cherche refuge à l’ambassade portugaise avant de s’exiler au Portugal.

L’exil et le retour sur la scène politique 

En avril 2005, presque deux ans après qu’un autre coup d’État militaire eut renversé le gouvernement du président Kumba Ialá, Vieira revient pour participer aux prochaines élections.

En dépit d’une interdiction faite aux anciens dirigeants de se présenter, la Cour suprême autorise finalement sa candidature contre Ialá.

Selon les résultats officiels, Vieira termine deuxième au cours de l’élection du 19 juin, derrière Malam Bacai Sanhá et participe ainsi au deuxième tour. Il bat Sanhá dans le scrutin du 24 juillet et entre en fonction le 1er octobre 2005.

Le 31 octobre 2005, Vieira annonce la dissolution du gouvernement dirigé par son premier ministre rival Carlos Gomes Júnior, avançant la nécessité de maintenir la stabilité et l’unité nationale.

Vieira s’était décrit lui-même comme « un don de Dieu » à la Guinée-Bissau au cours de son mandat.

L’assassinat 
Le 2 mars 2009, João Bernardo Vieira est tué dans sa résidence officielle par des hommes en armes, juste après un attentat à la bombe qui a tué le général en chef du pays Batista Tagme Na Waie. Des responsables militaires auraient revendiqué la responsabilité de la mort de Vieira [réf. nécessaire].

Selon Le Figaro, ces deux attentats porteraient la marque des trafiquants de drogue colombiens . Le Prid, le parti de Vieira, aurait été particulièrement impliqué dans ce trafic , qui mouille une grande partie de la classe politique de Guinée-Bissau . Le double attentat aurait pu être une mesure de représailles contre la destitution, en août 2008, du chef de la marine nationale, accusé de couvrir le trafic .

Postes occupés 
Commissaire politique et chef militaire pour la région de Catió
Commandant militaire du front Sud (1964)
Membre du bureau politique du PAIGC (1964–1965)
Vice-president du Conseil de guerre du PAIGC (1965–1967)
Délégué du bureau politique pour le front Sud (1967–1970)
Membre du Comité exécutif du Conseil de guerre du PAIGC (1970–1971)
Membre du secrétariat permanent du PAIGC (1973–????)
Nommé député secrétaire général du PAIGC en 1973
Président de l’Assemblée nationale populaire (1973–1978)
Premier ministre (28 septembre 1978–14 novembre 1980)
Président du Conseil de la Révolution (14 novembre 1980–14 mai 1984)
Président du Conseil d’État (16 mai 1984–29 septembre 1994)
Président de la République (1er octobre 2005-2 mars 2009)

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