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( 19 février, 1963 )

BENNY MORE-Décédé

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Pas de droits sur l'album 42552

BENNY MORE

MAXIMILIANO BARTOLOMÉ MORÉ

GUTIÉRREZ (Santa Isabel de Las Lajas,

Né -24-Août-1919 Décédé

Le-19-Février-1963) 

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Beny More – Vertiente Camaguey

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Il quitte l’école à l’âge de 11 ans pour le travail      l’école à l’âge de 11 ans pour le travail des champs, sa famille étant dans le besoin. Il commence à chanter dans les bals, à l’âge de 17 ans. Il se rend à
La Havane pour la première fois en 1937 pour y vendre des fruits et des plantes médicinales. 
Il regagne son village six mois plus tard et travaille à la récolte de la canne à sucre mais il attrape le paludisme et les médecins lui reccomande de changer de travail. C’est ainsi qu’il se retrouve à traîner de lourdes brouettes, tout en chantant avec le groupe Avance de Camagüey. Fatigué de travaux qui minent sa santé, il décide, en 1940, de se faire entendre à
La Havane. Sa guitare à la main, il chante dans les tavernes et aux terrasses des cafés, esquivant les serveurs diligents qui tentent de l’empêcher de déranger les clients. Cette année-là, un concours pour nouveaux chanteurs passe dans une émission de radio CMQ “
LA CORTE SUPREMA DEL ARTE”
La Cour Suprême de l’Art). Les organisateurs étaient implacables et faisaient sonner une cloche qui mettait l’aspirant KO (une jeune mie se suicida après une telle humiliation). Bartolomé passa un mauvais moment la première fois, mais, loin de se décourager, il fit un deuxième essai et gagna le premier prix. 
En juin 1944, il fait ses débuts dans une émission Mil Diez (Mille dix), deux fois par semaine. Tout va bien. En juin 1945, le groupe Matamoros, agrandi de plusieurs membres, part pour le Mexique. Miguel Matamoros a quelques problèmes de voix et il est décidé à emmener Moré comme chanteur principal. Bartolomé chante donc avec le célèbre trio. Siro arrive à le convaincre   de changer de nom, car au Mexique le nom de bartolos est donné aux ânes. Le groupe joue dans le cabaret Rio Rosa. Le style des Matamoros est trop peu de chose pour Benny qui décide de rester au Mexique quand le groupe regagne Cuba en septembre. Il se marie en 1946; son témoin est le chanteur Miguel Aceves Mejia. Il réussit à jouer immédiatement , en compagnie de l’un des meilleurs orchestres de l’époque, le “Son Veracruz”. Il forme alors avec le chanteur Lalo Montané le Dueto Fantasma, nom qu’ils changent, pour des raisons commerciales, le transformant en Dueto Antillano. Il enregistre son premier disque pour RCA-Victor avec une composition de Consuelo Velazquez, “Me voy pal pueblo” (Je m’en vais au village), accompagné de l’orchestre de Marino Merceron. Sur la face B, il y a une composition à lui “Desdichada” (Malheureuse). 
En 1948, Pérez Prado arrive à Mexico et il étrenne au théâtre Blanquita “TO THE SOUND OF THE MAMBO”. Il enregistre plus de 60 chansons avec lui, presque toutes sont des mambos. Il joue aussi dans les films “Carita de Cielo”, “Ventarron” et “Novia de
la Media”. A la fin des années 40, il 

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BENNY MORE : YA SON LAS DOCE

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retourne à Cuba où il s’installe définitivement, après avoir ter­miné ses contrats du Mexique. A
La Havane, il passe rapide­ment par l’orchestre de Bebo Valdés, et il continue à enregistrer pour
la RCA avec l’orchestre d’Ernesto Duarte. Son biographe Nasser raconte que la rupture avec ce dernier se produisit quand il se rendit compte qu’on ne lui donnait aucune chance à la télévision ni au théâtre parce qu’il était noir. Benny rend la monnaie de sa pièce à Duarte devant le délégué de RCA à Cu­ba. L’épisode de la rupture avec Duarte est probablement vrai, car à cette époque, il y avait un racisme latent. C’est alors que Benny décide de monter son propre orchestre, et il charge Al­fredo
Chocolate Armenteros de chercher des musiciens. A l’époque, Benny fréquentait la scène de l’Ali Bar qui était une salle dont le propriétaire ne lui faisait pas de problèmes. 

Amado dei Rio explique l’une des absences retentissantes de 1954: “n était annoncé à Vertientes, dans la zone de Camagüey. A 10 heures, la salle était bondée et Benny n’était toujours pas là. A minuit, l’imprésario alla le chercher à Piiialito, et une de­mi-heure plus tard, Benny arriva, endormi, allongé sur le sol d’une camionnette; personne n’arrivait à le ranimer, deux amis le mirent debout, l’un lui donna sa canne, l’autre lui mit son chapeau… Benny donna trois coups de pied, fit un geste de l’épaule à l’orchestre puis traversa la salle en chantant sans mi­cro “El Conde Negro” (Le comte noir)… La fête se termina à l’aube”. 
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 Beny More »Barbaro Del Ritmo »

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 LA LEGENDE DE L’INTREPIDE

        ET LA DIALECTIQUE

La biographie de Benny Moré ressemble un peu à celle du chanteur de flamenco Camaron de
la Isla. La base était vraie, la légende fit le reste. Elles furent toutes les deux édi­fiées par des imprésarios sans scrupules qui annonçaient les artistes sans leur consentement. Certains spécialistes cubains parlent de Benny Moré comme d’une figure de 
synthèse, un résumé de toutes les essences de la musique cu­baine. La dialectique parle de thèse; son opposé est l’antithèse et la conclusion la synthèse. Etudions la trajectoire musicale de Benny en ajoutant à la méthode philosophique -développée par Hegel et Marx- quelques gorgées de rhum cubain.  THESE: Avant de chanter à la tête d’un orchestre, Benny s’imprégna du son et de la chanson populaire. En 1945, il chan­te avec l’orchestre Matamoros, à une époque où la composition du groupe fut la plus compliquée de toute son histoire. En fait, ce fut l’un de ses membres qui conseilla à Moré de quitter le groupe pour chercher sa propre voie. ANTITHESE: Le mambo avec Pérez Prado. Dans la trame complexe du mambo, il y a des traces rythmiques africaines. Benny était un noir congo qui maîtrisait bien les stridences des arrangements musicaux de Prado. 

SYNTHESE: Ce fut un groupe géant, une tribu que Benny dirigeait sans aucune notion de solfège et qui devait jouer le swing des grands orchestres de jazz, le tumbao des ensembles de son, sans oublier les sonorités africaines. Dialectique ou pas, ce qui est sûr, c’est que le chanteur représente l’un des som­

mets de la musique populaire. C’est, sans aucun doute, une fi­gure de synthèse: la preuve en est qu’il est aussi bien une ve­dette du capitalisme avec RCA que du communisme de Cuba avec Egrem. Dans la plupart des cas, ce sont les mêmes enre­gistrements; ces deux compagnies n’ont probablement pas le droit moral de s’enrichir aux dépens de Benny: Egrem, parce qu’ils ont nationalisé les disques et RCA, parce qu’ils n’ont ja­mais honoré les contrats à cause du blocus. Tout le monde re­connaît que Benny, comme beaucoup d’autres cubains, fait partie du patrimoine de l’humanité. 

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Benny More- Tu Me Sabes Comprender

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                                                  DISCOGRAPHIE

 »’ENSEMBLE MATAMOROS AVEC BENNY MORÉ” 0945, México, Tumbao, 1992). 

Miguel Matamoros renouvelle son répertoire avec la voix de Benny. Mais la tension entre le chanteur invité et le groupe est notable. Dans les enregistre¬ments où Benny ne chante plus, 0946-47), Los Ma tamoros semblent encore mal à l’aise à cause de la 

présence d’un piano, bien que les voix conservent la saveur caractéristiqu: du trio.       Π

“ »’BENNY MORE AVEC PEREZ PRADO” 1948 – 1950, México, Tumbao, 1992). L’orchestre de Pérez Prado lance le mambo avec une orchestration qui est pure dynamite, un cataclisme du rythme. Des cuivres au rouge vif, au rythme implacable, le cri célèbre de UGRHM, MAAAMBO et, surtout, les vocalises de Benny, qui vont du sublime à l’incroyable. 

“ »’SEMILLA DE SON. BENNY MORÉ” ( CRCA- , Egrem-RCA-BMG, 1992). Compilation, cent pour cent classique. 

            “ »’EL BÂRBARO
DEL RITMO” (Egrem, Nuevos , Medios 1989). 

Il y a un ou deux enregistrements avec Pérez Prado, mais surtout des enregistrements des cinquante avec la tribu avec des compositions peu communes. 

“ »’Y ROY COMa A YER” (RCA, 1953-1958, BMG j USA, 1992). Edition remastérisée avec information,  dates et noms des auteurs des arrangementsde cha que chanson 

“”BENNY MORÉ EN VIVO (Fonds sonores de l’Institut Cubain de Radio et Télévision, Discmedi, 1994) Enregistrement de la radio. Duo con Joseito Fernandez dans “Guantanamera” déjà en 1960. 

“ »’PAREN QUE LLEGO EL BÀRBARO” (Discuba, Manzana, 1989). Candidate à l’une des meilleurs couvertures de l’histoire. Le contenu en est à la hauteur. 

“ »’AS! ES BENNY” (Discuba, Manzana, 1989). Les cinq boléros inclus nous montrent Benny comme chanteur de boléros, aussi créatif et irrésistible que dans le mambo et le son. 

Note à la discographie de Benny: une reédition intégrale de tous les enregistrements serait souhaitable. Aussi bien Egrem que RCA 

ont fait une multitude de compilations avec des données plus ou moins , exhaustives.

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BENNY MORE- CIENFUEGOS-En vivo en Radio Progreso

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Mano Radio Caraïbes 

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