( 23 décembre, 1925 )

Pierre BÉRÉGOVOY -Décédé

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 Pierre BÉRÉGOVOY -Décédé

 Pierre BÉRÉGOVOY :

Homme d’état, Homme politique, Ministre, Premier ministre et Socialiste (Francais)
Né le 23 décembre 1925
Décédé le 01 mai 1993 (à l’âge de 67 ans)

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Biographie
Il est le fils d’Irène Baudelin et d’Adrien Bérégovoy, un ukrainien, capitaine blanc et menchevik. Ce dernier, né à Izioum dans la région de Kharkiv en Ukraine[1], a immigré en France, où il tint un café-épicerie. À l’âge de 5 ans, Pierre Bérégovoy est pris en charge par sa grand-mère.

Il a eu trois enfants : Catherine, Lise et Pierre. Catherine Bérégovoy-Cottineau, sa fille aînée, a été élue conseillère municipale de Clichy, sur la liste socialiste, en mars 2008[3], et est déléguée aux retraités et personnes âgées. Son fils Pierre travaille à la BNP Paribas du Mali en tant que directeur général.

Son frère, Michel Bérégovoy, est également engagé en politique. Ancien député socialiste de Seine-Maritime, il est vice-président du conseil général de Seine-Maritime. Le fils de ce dernier, Jean-Michel Bérégovoy, est un élu Verts au conseil municipal de Rouen, depuis les dernières élections, et l’épouse de Jean-Michel, Véronique Bérégovoy, est présidente du groupe Verts au conseil régional de Haute-Normandie.

Article détaillé : Famille Bérégovoy. Études
En 1937, il obtient son certificat d’études. En 1941, son père tombant gravement malade, il quitte le lycée, obtient un brevet d’études industrielles (BEI), un CAP d’ajusteur, un CAP de dessinateur industriel. Selon son gendre Georges Cottineau, Pierre Bérégovoy était aussi diplômé de l’École nouvelle d’organisation scientifique du travail.

Carrière professionnelle
En 1941 il travaille à l’âge de 16 ans pendant neuf mois à l’usine de tissage Fraenckel en tant que fraiseur. En 1942 il entre sur concours à la SNCF comme cheminot. Rencontre avec Roland Leroy. Il entre dans la Résistance via le groupe « Résistance-fer ».[réf. nécessaire]. Il s’engage également dans les jeunesses socialistes. En juin 1944 il participe à la libération de la banlieue rouennaise[réf. nécessaire]. En 1949 il entre au cabinet de Christian Pineau, ministre des Travaux publics et des Transports dans le gouvernement Henri Queuille, comme chargé des relations avec les syndicats. En 1950 il entre à Gaz de France comme agent technico-commercial à Rouen, puis obtient en 1957 sa mutation pour Paris. En 1972 il est promu chargé de mission à GDF. En 1978 il termine sa carrière comme directeur adjoint à GDF.

Engagement politique
En mai 1946, il adhère à la SFIO et créera une section syndicale tendance FO. En 1949, il dirige l’hebdomadaire socialiste La République de Normandie. En 1958, il quitte la SFIO pour participer à la fondation du futur PSU en 1959 et y devient, à partir de 1960; collaborateur de Pierre Mendès France, en charge des questions sociales. En 1967, il quitte le PSU pour adhérer à l’Union des clubs pour le renouveau de la gauche, animée par Alain Savary. En 1969, il rejoint le « nouveau Parti socialiste » au congrès d’Alfortville, En 1971, il participe au congrès d’Épinay du Parti socialiste, puis aux négociations en vue de la signature du programme commun. En 1973, il devient secrétaire national chargé des affaires sociales puis, à partir de février 1975, chargé des relations extérieures. En 1974 il participe à la campagne présidentielle de François Mitterrand. En 1977, il négocie avec le PCF « l’actualisation du programme commun »

Fonctions politiques
21 mai 1981 – juin 1982 : secrétaire général de l’Élysée après l’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République.
Juin 1982 – juillet 1984 : ministre des Affaires sociales gouvernement Pierre Mauroy.
Juillet 1984 – mars 1986 : ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie dans le gouvernement Laurent Fabius.
Mai 1988 – mai 1991 : ministre d’État, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie dans le gouvernement Michel Rocard. Converti à l’économie de marché, Pierre Bérégovoy s’attache à stabiliser le franc (« politique du franc fort »), afin de faire baisser l’inflation, ainsi qu’à libéraliser les marchés financiers et à moderniser la Bourse. Cette politique lui vaut une réputation de gestionnaire compétent auprès des milieux d’affaires.
Mai 1991 – avril 1992 : ministre d’État, ministre de l’Économie, des finances et du Commerce extérieur dans le gouvernement Édith Cresson.
Avril 1992 – Mars 1993 : Premier ministre (et ministre de la Défense du 9 au 29 mars).
Mandats locaux
Septembre 1983 – mai 1988 réélu en 1989 : maire de Nevers dans la Nièvre
Mars – mai 1993, maire de Nevers
Conseiller général d’un canton de Nevers 1985-1993
Mandats de député
1986 – réélu en 1988 et en 1993 jusqu’au 1er Mai : député de la Nièvre
Gouvernement Bérégovoy
Article connexe : Gouvernement Pierre Bérégovoy.En avril 1992, François Mitterrand le nomme Premier ministre, en remplacement d’Édith Cresson. À ce poste, il doit affronter les attaques qui visent sa majorité, notamment en raison d’instructions judiciaires pour corruption touchant des proches du président de la République. Lui-même mis en cause, il est, de plus, confronté à la persistance des difficultés économiques et au mécontentement de la gauche, qui voit en lui le symbole du ralliement des socialistes au libéralisme économique.

Il effectue cependant plusieurs réformes (création du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, etc.).

Pierre Bérégovoy et la corruption
Nommé Premier ministre, Pierre Bérégovoy se présente comme le chantre de la lutte contre la corruption affairiste et politique. Lors du discours de politique générale du 8 avril 1992, qu’il prononce devant l’Assemblée nationale après la formation de son gouvernement, il déclare notamment :

« [...] Urgence, enfin, dans la lutte contre la corruption. [...] Avec le garde des sceaux, M. Michel Vauzelle, je veux publiquement apporter mon soutien aux juges qui poursuivent la fraude, sans autre passion que le droit. On soupçonne certains hommes publics de s’être enrichis personnellement de manière illégale. S’ils sont innocents, ils doivent être disculpés ; s’ils sont coupables, ils doivent être châtiés ; dans tous les cas, la justice doit passer. [...] J’apporte également mon soutien aux policiers qui travaillent consciencieusement sous le contrôle des juges pour traquer les corrupteurs. [...] Toutes les procédures seront conduites à leur terme, dès lors qu’elles révèleront des actes frauduleux commis à des fins d’enrichissement personnel. [...] S’il est des dossiers qui traînent, croyez-moi, ils ne traîneront plus. [...] Croyez-vous que je prendrais la responsabilité de tels propos devant la représentation nationale — que je respecte — et devant l’opinion publique, si je n’avais pas l’intention d’honorer tous les engagements que je prends devant vous ? »
Répondant aux invectives de certains députés, le Premier ministre déclare tout en brandissant un papier :

« Comme je suis un Premier ministre nouveau et un homme politique précautionneux, j’ai ici une liste de personnalités dont je pourrais éventuellement vous parler. Je m’en garderai bien ! [...] S’il existe encore des élus qui, à quelque niveau que ce soit et à quelque parti qu’ils appartiennent, ne respectent pas les nouvelles règles de financement de l’activité politique, qu’ils le sachent : le gouvernement sera impitoyable. »
Cet incident sera immédiatement repris et commenté par la presse qui, spéculant sur la fameuse liste, conclura au dérapage. Cela déclenche la première polémique qu’il devra affronter.

Pierre Bérégovoy est, cependant, bien vite rattrapé par le cas de Samir Traboulsi, un financier libanais, ami de la famille qui, depuis 1989, se débat avec la justice dans l’affaire Pechiney-Triangle, un délit d’initié qui semblait mettre en cause également les milieux politiques. Alain Boublil, son directeur de cabinet, est également impliqué et contraint de démissionner. Dès l’instant où Bérégovoy avait été renommé ministre des Finances en 1991, on sait maintenant[5] que, selon ses propres dires, il avait été littéralement harcelé par l’homme d’affaires qui, ne voulant pas être inculpé par le juge Edith Boizette qui instruisait l’affaire, semblait être en mesure de faire pression sur son ami. Ainsi, au moment où Samir Traboulsi est renvoyé devant un tribunal correctionnel en janvier 1993, il semble qu’il ait averti le Premier ministre qu’il dévoilerait que l’affaire dans laquelle il est incriminé aurait débuté lors du dîner d’anniversaire de mariage du couple Bérégovoy qui s’est tenu le 13 novembre 1988 au restaurant « Chez Edgar » (à Paris).

Dans le même temps, éclate l’affaire du prêt Pelat, révélée par Le Canard enchaîné, en février 1993. Il s’agit d’un prêt d’un million de francs, sans intérêt, que Pierre Bérégovoy avait reçu en 1986 de Roger-Patrice Pelat, ami intime de Mitterrand, pour l’achat d’un appartement dans le 16e arrondissement, à Paris. Or cet ami, lui-même impliqué dans l’affaire Péchiney, se retrouve au centre d’une autre affaire de corruption, concernant l’entreprise de travaux publics Heulin, du Mans, qui constituera elle-même le point de départ de l’affaire Urba.

En outre, pour ce prêt passé devant notaire et qualifié de légal par la Chancellerie, Pierre Bérégovoy n’aurait remboursé que partiellement la somme due, dont une partie prétendument « sous forme d’objets d’art et de meubles dont on ne connaît ni la nature, ni la valeur ».

Le juge Thierry Jean-Pierre, qui instruit cette affaire complexe, découvre non seulement le prêt Pelat, mais aussi les nombreuses libéralités accordées à la famille Bérégovoy : ainsi la prise en charge financière par Roger-Patrice Pelat de vacances du couple Bérégovoy, entre 1982 et 1989 ; les versements d’argent effectués à Lise Bérégovoy, l’une des filles du Premier ministre, pour qui Pelat se portait également caution auprès des banques pour des emprunts répétés ou encore des billets d’avion gracieusement offerts à la jeune femme. Le juge Jean-Pierre met également en lumière la persistance de découverts bancaires jugés « faramineux» accordés par la SDBO, la filiale du Crédit Lyonnais, aux membres de la famille Bérégovoy. Apparaît ainsi un découvert de 199 737,20 F au mois d’avril 1993. Puis, de nouveau, on trouve la trace de prêts d’argent aux membres de la famille Bérégovoy, notamment à sa fille Lise, de cadeaux à son épouse Gilberte, ainsi que des aides ponctuelles consenties à Pierre Bérégovoy entre 1986 et 1988.

Aucune action judiciaire n’est engagée contre lui et rien ne dit qu’il y avait matière mais, à la veille d’une défaite électorale annoncée, le Premier ministre, qui se voulait exemplaire au point de prendre la tête d’une croisade contre la corruption, apparaît politiquement miné par ces affaires.

Le décès de Pierre Bérégovoy
Circonstances du décès et hommages
Un mois après avoir quitté Matignon, Pierre Bérégovoy se suicide près de Nevers, le 1er mai 1993, sur la berge du canal de la Jonction. Retrouvé gravement blessé en fin d’après-midi le 1er mai 1993, il a été victime d’un traumatisme crânien causé par un tir de revolver. Les pompiers de Nevers, prévenus par téléphone à 18 h 18, arrivent sur place vers 18 h 22.

D’abord transporté à l’hôpital de Nevers, il décède dans l’hélicoptère chargé de l’emmener à l’hôpital du Val-de-Grâce.

Ses obsèques ont lieu quelques jours plus tard à Nevers, en présence du président de la République et d’autres personnalités politiques françaises. Il est enterré à Nevers.

L’enquête de police a conclu, de manière formelle, au suicide de Pierre Bérégovoy au moyen de l’arme de service de son officier de sécurité.

Le Nouvel Observateur, dans son édition du 1er mai 2008, indique :

« L’enquête de police a conclu à un suicide. Ses proches le décrivaient comme dépressif depuis la défaite de la gauche aux législatives de mars 1993 et la polémique à propos de l’achat d’un appartement à Paris grâce à un prêt à 0 % consenti par Roger-Patrice Pelat, un proche de François Mitterrand. »
De son côté, Le Monde signale dans son édition datée du 4 mai 1993[8] :

« [...] Pour toute décision importante, Pierre Bérégovoy réfléchissait longtemps avant de prendre une option et, une fois son choix arrêté, il s’y tenait et allait jusqu’au bout. Tel semble aussi avoir été le cas pour sa décision de mettre fin à ses jours. C’est la conclusion unanime à laquelle sont arrivés, dimanche, les proches collaborateurs de l’ancien premier ministre, qui l’ont accompagné, pendant dix ans, à la municipalité de Nevers. »
François Mitterrand, président de la République en exercice, a déclaré lors des obsèques de Pierre Bérégovoy :

« [...] Toutes les explications du monde ne justifieront pas qu’on ait pu livrer aux chiens l’honneur d’un homme et finalement sa vie, au prix d’un double manquement de ses accusateurs aux lois fondamentales de notre République, celles qui protègent la dignité et la liberté de chacun d’entre nous. L’émotion, la tristesse, la douleur qui vont loin dans la conscience populaire depuis l’annonce de ce qui s’est passé samedi [...] lanceront-elles le signal à partir duquel de nouvelles façons de s’affronter – tout en se respectant – donneront un autre sens à la vie politique ? Je le souhaite, je le demande et je rends juges les Français du grave avertissement que porte en elle la mort voulue de Pierre Bérégovoy. »
Michel Charasse est allé dans le même sens :

« Je serais juge ou journaliste, je ne dormirais pas bien ce soir. [...] Il a été accablé par une injustice personnelle insupportable. Depuis deux mois, il suivait un chemin de croix épouvantable[8]. »
Après sa mort, Pierre Bérégovoy reçoit des hommages tant de la gauche (ainsi Laurent Fabius dans une tribune du Monde du 4 mai ; Jacques Delors, Charles Fiterman, Bernard Kouchner, Jack Lang, Pierre Mauroy, Ségolène Royal, lors de déclarations publiques) que d’une partie de la droite. En particulier, Raymond Barre, sur France 2, salue le 2 mai « un homme courageux et responsable » :

« Courageux parce que, compte tenu de son équation personnelle, il a été amené à prendre des décisions qui devaient nécessairement susciter des réactions chez ceux dont il était le plus proche. Responsable parce qu’il mesurait la nécessité, sur le plan national et international, de prendre des mesures douloureuses et rigoureuses. »
Dominique Baudis, Alain Juppé, Alain Lamassoure, Nicolas Sarkozy et Philippe Séguin lui ont également rendu hommage.

Polémiques sur la cause du décès
Les circonstances politiques et factuelles de la disparition de l’ancien Premier ministre aiguisent l’intérêt et l’imagination.

En 1999, prenant appui sur ce cas et celui de Robert Boulin, Hamedi Karine publie sa thèse de science politique montrant que, d’une façon générale, le suicide d’un homme politique arrange tout le monde. En 2002, bien que la hiérarchie des Renseignements généraux déclare officiellement ne pas la tenir pour crédible, le quotidien Le Parisien fait état d’une note interne de ce service concluant à l’assassinat. Signée par Didier Rouch, cette note de 27 pages, intitulée « L’étrange suicide », résume une contre-enquête réalisée sous la responsabilité de l’ex-commissaire des Renseignements généraux de la Nièvre de l’époque, Hubert Marty-Vrayance. Ce dernier affirmera avoir travaillé pour le compte du directeur des RG, Yves Bertrand, qui lui aurait demandé de creuser la piste du meurtre, en parlant notamment d’un « commando » chargé de surveiller Bérégovoy. Bertrand a catégoriquement nié cette version des faits[11]. Selon ce rapport, Pierre Bérégovoy aurait été abattu par des hommes-grenouille. L’argument le plus probant concerne le calibre de la balle tueuse qui serait différent de celui de l’arme de service supposée avoir été utilisée par Pierre Bérégovoy.

Successivement, en 2003, puis en 2008, deux journalistes, Dominique Labarrière et Éric Raynaud, après enquêtes, signent chacun un livre dans lequel ils prennent parti pour la thèse de l’assassinat, affirmant que Bérégovoy aurait menacé de révéler des informations explosives.

Cependant, un documentaire présenté par Laurent Delahousse, diffusé sur France 2 en avril 2008, a rejeté cette hypothèse en prétendant lever les principales zones d’ombre sur lesquelles elle se fondait. Le documentaire apporte une explication aux deux coups de feu entendus par certains témoins : le premier aurait été un coup d’essai tiré par Pierre Bérégovoy lui-même, de manière à s’assurer du fonctionnement de l’arme dont il n’avait pas l’habitude ; il révèle également que Didier Boulaud (directeur de cabinet de Pierre Bérégovoy à l’époque) a subtilisé le répertoire de l’ancien premier ministre[17], du fait qu’il contenait des informations personnelles qu’il aurait été fâcheux de montrer à sa femme. Il accrédite finalement le fait qu’une autopsie et une analyse balistique comparative ont bien été pratiquées contrairement à certaines affirmations. Enfin, le documentaire atteste que dans les semaines qui précèdent, Pierre Bérégovoy aurait dit à son directeur de cabinet penser à imiter Roger Salengro (qui s’est suicidé parce qu’il était calomnié) et il semble avéré qu’il était traité pour un état fortement dépressif qui avait alerté ses proches. Confirmation est toutefois apportée par son épouse Gilberte qu’il ne lui a pas laissé de lettre d’adieu.

Par contre, le journaliste du Monde, Jacques Follorou, rapporte dans son livre, publié également en avril 2008, les confidences de l’ancien gendre de Pierre Bérégovoy, l’avocat Vincent Sol, concernant deux lettres que Pierre Bérégovoy lui aurait remises en main propre quelques semaines avant sa mort, dont celle, qui lui était destinée, lui demandant de s’occuper de la famille après sa mort.

Dans la même optique, l’enquête de Benoît Collombat, diffusée en mai 2008 sur France Inter, a apporté les précisions de témoins qui n’avaient pas encore parlé : le responsable des pompiers de Nevers, le lieutenant-colonel Daniel Saksik, et le docteur Alain Chantegret, responsable du SAMU de la Nièvre, premiers sur les lieux, confirment le suicide.

Un documentaire réalisé par Francis Gillery et diffusé sur France 3 simultanément en mai 2008[20], présente néanmoins certains éléments perturbants qui laissent persister le doute : rétractation ou refus de parler de certains témoins, déclarations invraisemblables du garde du corps et du chauffeur, impossibilité d’accès aux scanners effectués à l’hôpital, impossibilité d’accès à l’autopsie, police scientifique et technique écartée, aveux de gendarmes reconnaissant que l’enquête était de pure forme, cliché photographique semblant démentir la balistique officielle, apparition en 2007 d’un témoin de la scène relatant la présence sur les lieux de deux personnes manifestement militaires bloquant l’accès à la zone au moment même des coups de feu, etc.[21]. Au cours du débat ayant suivi cette diffusion, un ami intime de l’ancien Premier ministre, le journaliste Gérard Carreyrou, par ailleurs convaincu du suicide, s’étonne lui-même que pour faire taire la polémique, les autorités n’aient toujours pas publié les résultats de l’autopsie et de l’étude balistique.

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